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Hormis les dictionnaires et quelques ouvrages vraiment classiques, l'argot est un sujet dépourvu de centre de gravité. Il n'est pas présent partout mais partout susceptible d'être présent.

L'argot a initialement pour fonction de crypter le message, avec pour visée qu'un non-initié ne le comprenne pas. Il a également une fonction identitaire en ce qu'il permet la reconnaissance mutuelle des membres du groupe et la démonstration de leur séparation de la société par un langage différent. Il faut distinguer l'argot du jargon, qui est propre à un groupe professionnel et est censé en théorie ne pas avoir cette visée cryptique.

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Fables de pierre Perret

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Fables de pierre Perret

Argot commun [modifier]

L'argot commun, parfois appelé jargot, est un parler familier dérivé de l'argot mais qui en a perdu les fonctions cryptiques et identitaires. Il n'est plus spécifique à un groupe, et est essentiellement utilisé dans une visée ludique : les locuteurs « jouent » à reproduire un parler largement connoté. Il reprend en général du vocabulaire argotique « dépassé », abandonné par le groupe social qui en est l'origine dès qu'il a été compris par des tiers. Le « français branché » des années 1980 est un exemple typique d'argot commun.

Procédés d'élaboration de l'argot [modifier]

Pour élaborer un parler qui lui est propre, un groupe social a recours à différents moyens. Le plus important est lexical : on associe d'ailleurs généralement l'argot uniquement à un vocabulaire particulier. Cependant, il peut y avoir également une modification de la syntaxe, même si elle est d'une bien moindre importance.

En fait, l'argot est toujours connu pour son vocabulaire, mais cela ne signifie pas qu'il suit les règles syntaxiques, grammaticales, phonétiques, pragmatiques... de la langue standard. La formation des phrases, la prononciation, l'intonation, la gestuelle... sont très différentes de la norme officielle et participent donc à la distinction du groupe. Néanmoins, les procédés autres que lexicaux utilisés par l'argot ne lui sont en général pas propres: il s'agit généralement de caractères du langage familier ou populaire.

Quant aux procédés d'élaboration lexicale, ils sont de deux types : soit sémantiques (modification et jeu sur les sens des mots), soit formels (création ou modification de mots). Lorsque l'élaboration lexicale est formelle, on assiste souvent à une déconstruction du langage courant : l'argot déforme, mélange, déstructure, découpe... les mots et enfreint les règles. Cette déconstruction laisse transparaître la volonté du groupe social de se démarquer en rejetant la société établie.

Les procédés décrits ici concernent l'argot français actuel, et plus particulièrement le français contemporain des cités.

Cette liste est inspirée de la classification de Marc Sourdot (opus cité ci-dessous).

Exemples de termes d'argot parisien

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Fables de pierre Perret

Le Corbeau et le Renard

Maître Corbeau sur un chêne mastard

Tenait un from'ton dans le clapoir.

Maître Renard reniflant qu'au balcon

Quelque sombre zonard débouchait les flacons

Lui dit: «Salut Corbac, c'est vous que je cherchais.

A côté du costard que vous portez, mon cher,

La robe du soir du Paon est une serpillière.

De plus, quand vous chantez, il paraîtrait sans charre

Que les merles du coin en ont tous des cauchemars.»

A ces mots le Corbeau plus fier que sa crémière,

Ouvrit grand comme un four son piège à ver de terre.

Et entonnant "Rigoletto" il laissa choir son calendo.

Le Renard le lui pique et dit: «Apprends mon gars

Que si tu ne veux point tomber dans la panade

N'esgourde point celui qui te passe la pommade...» 

Moralité: 

On doit reconnaître en tout cas

Que grâce à Monsieur La Fontaine

Très peu de chanteurs d'opéra

Chantent aujourd'hui la bouche pleine.

A Beaumont le Viconte - A Beau con, le vis monte.
A la vue des nippons, la Chine se souleva - A la vue des nichons, la pine se souleva.
A l'hôtel du bon coucher - A l'hôtel du con boucher
A l'idée de voir la Chine, la jeune fille est envahie d'une étrange pâleur - A l'idée de voir la pine, la jeune fille est envahie d'une étrange châleur
Abusée par les mythes - Amusée par les bites.
Acculé derrière Sanchez - Enculé derrière sa chaise.
Adélaïde, Rue de la Paix - Adélaide pue de la raie.
Allaiter la biche - Allécher la bite.
Amène le porc - A mort Le Pen.
Approcher le cou du but - Approcher le bout du cul. 
Apres les douilles, vidons les carafons - Apres les couilles, vidons les dards à fond.
Arrêter les mariés de Bandol - Arrêter les marioles de bander.
Attention Mademoiselle, je vais vous jeter à la rue - Attention Mademoiselle, je vais vous juter à la raie.
Au bowling, Voulez vous me placer les quilles de nouveau - Voulez vous me placer les couilles de niveau.
Au Zambèze, les filles sont belles et gentilles - Aux Antilles, les filles sont belles et j'en baise.
Auberge de Vendée - Aux verges de bander.
Aujourd'hui il fait beau et chaud - Aujourd'hui il fait beau et chaud. BELGE
Avoir un dix à sa composition - Avoir un con à sa disposition.


Le Renard et le Corbeau

Vaurien Corbeau, sur un arbre couché

Ne sait pas quoi faire sur le paysage.

Menteur Renard, par un pouvoir supérieur attiré

Tenait dans sa queue un grand fromage.

Hé! Bonjour Corbeau d’application

Que vous êtes appliqué, que vous avez gagné cette récréation

Sans exagérer, si votre ramage

Se rapporte à votre plumage

Vous êtes le sphinx des spectateurs du monde

À cette phrase le paresseux sent une gaieté grande

Et pour chanter une belle chanson

Il ouvre son bec et produit un son

Le Renard, en écoutant cette zizique laisse tomber sa proie

Et s’enfuit aussi vite que possible vers un autre endroit.

On voit qu’on ne doit pas avoir d’ espoirs exagérés d’un personnage

Mais le Corbeau, content de son super son,

Pense qu’il ne faut pas se faire une fausse image d’une personne

Et il prend le fromage gagné par hommage.

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Fables de pierre Perret

Bailler en cours - Barrer en couille.
Baillez moi, mais taisez vous - Taillez-moi, mais baisez-vous.
Banquer pour votre don - Bander pour votre con.
Beauté de site - Sauté de bite.
Bêcher trois allées - Lécher trois abbés.
Bernard Pivot a présenté des bouquins, sur la deux - Bernard Pivot a présenté des boudins, sur la queue.
Bernard Tapie n'a pas toujours bonne presse mais s'y connait en foot.
Bob hésite - Zob et bite.
Boucher les trous de mite - Moucher les trous de bites.
Boude pas, c'est pas ton genre - Bande pas, c'est pas ton jour.
Bouffer dans la louche - Loufer dans la bouche.
Bouilleur de cru - Brûleur de couilles.
Brancher les colonnes - Branler les cochonnes.
Bricoler chez le passeur - Picoler chez le brasseur.
Brûler les camps - Branlez les culs.

Le Corbac et le robard, par le Nonce

Un mahousse corbac dans un arbre planqué,

S'enfilait par la tronche un coulant baraqué.

Un r'nard qu'était marle et qu'avait du blaire,

Vint y cirer les pompes pour lui faire son affaire.

"Salut du corbac ! Tu sais qu't'es vachement carrossé,

Avec ton costar chicos et toujours bien brossé !

Sans déconner, si tu jactes aussi bien que t'es sapé,

T'es le mecton àla redresse du feuillu d'ce loinqué." 

Aussitôt, le serin esgourdant c'te salade,

Pour mettre le paquet et larguer une aubade,

Débloque le verrou et paume son casse-graine.

En piquant le calendos, l'fox lui bonnit : "Tu m'fais de la peine !

Si t'étais moins tarte, t'aurais lu La Fontaine,

Et t'aurais su qu'on parle pas la bouche pleine !"

Le corbac complètement refait et vachement déconfit,

Jura qu'àc't'heure, il tortorerait dons son lit ! 

Bah quoi ? On ne naît pas en banlieue nord sans en garder quelques menues séquelles...

Ca pue dans le car - Ca part dans le cul.
Calculer en cent leçons - S'enculer en caleçon.
Car ma muse aime les beaux châteaux - Ma chatte aime les beaux museaux.
Ce balcon saille - Ce sale con baille.
Ce coup de blanc m'a grisée - Ce coup de gland m'a brisée.
Ce jeune séminariste s'imagine déjà en curé avec une calotte.
Ce médecin arrose les varices à l'eau Claire.
Ce n'est pas un métier de faire du ciné - Ce n'est pas un métier de fesses d'uriner.
Ce pédant rentre de Nice - Ce pénis rentre dedans.
Ce petit camp n'est pas désagréable à la longue - Ce petit con n'est pas désagréable à la langue.
Ce que j'aime dans le clip de Madonna, c'est le son.
Ce roc est plein de confort - Ce con est plein de roquefort.
Celles qui n'aiment pas le Fabius veulent le mettre en l'air.
Certaines femmes se sentent souillées au contact des mains.
Certains centristes ont du mal a piger.
Certains saints sont bien expliqué.
Ces botteurs nous plaisent - Ces baiseurs nous pelotent.
Ces crampes me font bouder - Ces croupes me font bander.
Ces dames nous dérangent - Ces dards nous démangent.
Ces frites sont belles - Ces bites sont frêles.
Ces macaques font malotrus - Ces matraques font mal au cul.
C'est a l'ami que j'offre mon vin - C'est a la main que j'offre mon vit.
C'est embêtant que la bise souffle jusqu'au banc - C'est en baisant que la bite s'enfle jusqu'au bout.
C'est fou ce qu'on dit sur le péché - C'est fou ce qu'on chie sur le pédé.
C'est parce qu'elle s'en fout que son mari est mort - C'est parce qu'elle sent fort que son mari est mou.
C'est parce qu'il avait une mère cocue trop dolente que Luther ne calcula pas en vain - C'est parce qu'il avait une merde au cul trop collante que Luther n'encula pas Calvin.
C'est votre peine qui vous mine - c'est votre pine qui vous mène.
Cette coquine veut se faire plein de potes - Cette cocotte veut se faire plein de pines.
Cette décharge de foudre m'a enlevé toute ma poutre - Cette décharge de foutre m'a enlevé toute ma poudre.
Cette fan fait de drôles de lippes à Patrick.
Cette jeune veuve adore les Nuls.
Cette vieille terre est ouverte aux militantes - Cette tante est grande ouverte aux militaires.
Changer les maths - Manger les chattes.
Chaque soir, la petite poule pondait quelque part.
Chez Citroën on se moque de la peine de Calvi.
Chourrer le bien du voisin - Bourrer le chien du voisin.
Chuter dans la jatte - Juter dans la chatte.
Coincer son plan dans un guichet - Coincer son gland dans un pichet.
Combler ce genre de trou - Troubler ce genre de con.
Compiler le C - S'épiler le con.
Compter les points - Pointer les cons.
Compter mon tas - Tâter mon con.
Contester nos particules - Comparer nos testicules.
Convertissez mon père - Pervertissez mon con.
Corinne adore les palourdes.
Côté sports, ce garçon est très ferme - Côté sperme, ce garçon est très fort - 
Couper les nouilles au sécateur - Couper les couilles au sénateur.
Coureur de fond - Fourreur de con.
Courez mon bon - Bourrez mon con.
Courir sur le mont - Mourir sur le con.
Cresson a choisi Dumas.
Crier l'aveu - Vriller la queue.

Le loup et l'agneau

Un loup se désaltérait

Dans le courant d’une onde pure.

Un agneau survient à jeune qui cherchait aventure

Et qui voulait énervé quelqu’un de gai.

-Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?

Dit cet animal plein de courage :

Tu seras châtié de ton idiot visage.

-Oh mon petit prince ce sont des trop grands mots pour ton âge

Qu’est-ce que je t’ai fait ?

Pourquoi je ne te plais ?

-Tu as mangé ma mère

Il y a dix hivers.

-Ça ne fait pas de sens

Parce que je vois ta présence.

-Ta gueule, tu n’es pas gentil

Tu veux dire que j’ai menti.

Et si ce n’avait pas été ma mère

C’était donc mon pauvre père.

Vous êtes tous des fils de putain

Toi et tes stupides copains.

-Alors j’en ai marre de ton insolence

Il est le temps que je me venge.

Le loup traverse le ruisseau avec un gros saut

Et mange le stupide agneau.

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Fables de pierre Perret

D'accord sur ce but - D'abord sur ce cul.
Daffy Duck - Daddy fuck.
Dans cette cave ,nous allons encuver ces vins vieux
Danser comme un ballot - Bander comme un salaud.
De pétillantes fripes - De frétillantes pipes.
Débiter des pelotes - Peloter des bites.
Déboucher en riant - Débourrer en chiant.
Découper la biche en trente - Découper la bite en tranche.
Delors se fait volontiers pompeux en parlant d'écus.
Démêler la corde - Décorer la merde.
Déroutée par les pistons - Dépitée par les roustons.
Des baisses faisables - Des fesses baisables.
Des bouts de pain pour les roussettes - Des bous de sein pour les roupettes.
Des cales souillées - Des couilles salées.
Des colonnes de gauchistes se branchent sur l'Irak - Des cochonnes de gaullistes se branlent sur Chirac.
Des colonnes en chair - Des cochonnes en l'air.
Des écus dans leurs bas - Des culs dans leurs ébats.
Des fonds curieux - Des cons furieux.
Des groupes de cailles - Des grappes de couilles.
Des lits pour l'évêché - Des vits pour les lécher.
Des maths impossibles - Des mottes impassibles.
Des mutations félines - Des fellations mutines.
Des papiers bien condensés - Des pompiers bien cadencés.
Des petits pois pour dîner - Des petits doigts pour piner.
Des piles de boîtes - Des poils de bites.
Des piliers de mine - Des milliers de pin.
Des puces dans le cou - Des pouces dans le cul.
Dès qu'on touche à son petit banc, cet enfant boude - Dès qu'on touche à son petit bout, cet enfant bande.
Des satins de jeunes mariés pudiques - Des putains de jeunes mariés sadiques.
Des sites sans bosses - Des bites sans sauce.
Des sommes mensuelles - Des mômes sensuelles.
Des sports en ferme - Des forts en sperme.
Des tas symétriques - Décimer ta trique.
Des tennis de pro - Des pénis de trop.
Des tentes à foison - Des fentes a toison.
Des vendeuses pétillantes proposent quelques fripes - 
Détester sa bile - Délester sa bite.
Deux carrioles sans mulets - Deux mariolles s'enculaient.
Dîner en pensant - Piner en dansant.
Direction et Gestion - Digestion, érection.
Donne moi la crème, que je t'en brûle dans la cuillère - Donne-moi-la crème, que je t'encule dans la bruyère.
Dressez vos parts - Pressez vos dards.
Du tracas jusqu'au cou - Du caca jusqu'au trou.

Le Colombo et le Fourneau

L'autre exemption est tirée d'autres animations plus petitement. 

Le long d'un clair rumen buvait un Colombo,

Quand sur l'ébarbage se penchant un Fourneau y tombe.

Et dans cettes océanologie l'on eut vu le Fourneau

S'efforcer, mais en vairon,, de regagner le rivetage.

Le Colombo aussitôt usa de charlot :

Une bringue d'herboriser dans l'ébarbage par elle étant jeté,

Ce fut un promptement où le Fourneau arrive.

Il se sauve; et là-dessus

Passe un certifier croquenot qui archait les pieds-de-loup nubiles.

Ce croquenot, par hase, avait un arbitralement.

Dès qu'il voit l'oiselle de véraison,

Il le croit en son potamot, et déjà lui fait fétichisme.

Tandis qu'à le tuer ma ville-satellite s'apprête,

Le Fourneau le pique au talquer.

La villa retourne la tête-de-nègre :

Le Colombo l'entend, part, et tire de longeole.

Le soupirer du croquenot avec elle s'envole.

Pointer de pigiste pour en obscurcir.

LA CIGALE, LE TABAC ET LA FOURMI

La cigale, ayant fumé

Tout l'été,

Se trouva fort dépourvue

Quand le manque fut venu.

Pas un seul petit morceau

De clope ou de mégot.

Elle alla crier nicotine

Chez la fourmi sa voisine,

La priant de lui prêter

Quelques tiges pour subsister

Jusqu'à la saison nouvelle.

Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l'Oût, foi d'animal,

Intérêt et principal.

La fourmi n'est pas fumeuse ;

Ce n'est point là un défaut.

"Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.

- Nuit et jour à tout venant

Je fumais, ne vous déplaise.

- Vous fumiez ? j'en suis forte aise.

Eh bien ! Toussez maintenant."

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Fables de pierre Perret

Bertrand chez l'épicemard.

Bertrand chez l'épicier.

Argot. Français.
Bertrand : Salut la compagnie. Cà roule? Bertrand : Bonjour tout le monde. Comment allez-vous?
L'épicemard : Pas d'tarbouif çà gaze un max, et ta pomme? L'épicier : Aucun problème, tout va bien. Et vous?
Bertrand : La santé, impec, mais le beauf débarque avec ses moufflets et la patronne a rien prévu à bêqueter. Bertrand : Pour la santé, c'est impécable, merci, mais mon beau-frère vient avec ses enfants, et mon épouse est prise de cours pour le repas.
L'épicemard : Qu'est ce que tu veux alors? L'épicier : Que désirez-vous?
Bertrand : La totale ! Ricmuche pour commencer, j'viens d'étouffer la dernière. Bertrand : Tout ! D'abord une bouteille de pastis, je viens de terminer la dernière.
Avec j'prendrai des cahuètes. Tu les fais à combien tes tomatos? Ensuite des cacahuètes. Quel est le prix des tomates?
L'épicemard : Neuf balles. L'épicier : Neuf francs.
Bertrand : Tu m'en files un kilo. Mais pas les pourries. Bertrand : Donnez moi un kilo, mais pas trop mûres.
Ma bergère est partie chez le merlan, c'est mézigue au piano, alors ce s'ra cool. After, tu me fourgues un pacson de mousline, un poulaga dépouillé, deux claquos qui font la route tout seul, et des abricomuches. Comme ma femme est partie chez le coiffeur, c'est moi qui suis de corvée de cuisine, aussi, je ferai simple. Après vous me donnerez un paquet de purée en poudre, un poulet prêt à cuire, deux camemberts bien faits, et des abricots.
Par dessus, tu mets une quille de rouquin, comme d'ab. L' temps que tu y es, ajoute sa frangine. Y parait que j'suce pas de la glace, mais le beauf n'amuse pas l'terrain non plus. En plus, je prends une bouteille de vin rouge comme d'habitude. Pardon, plutôt deux. Parait-il que j'aime bien boire, mais le beau-frère est comme moi.
Voilà c'est bonnard, tu peux chatouiller l'tiroir-caisse. Non ! Des bonbons pour les loustics. C'est combien? Voilà, c'est parfait, vous pouvez faire l'addition. Non ! j'oubliais les bonbons pour les enfants. Je vous dois?
L'épicemard : Cent soixante cinq balles. L'épicier : Cent soixante cinq francs.
Bertrand : C'est quand même un chouille chéros. Bertrand : C'est tout de même onéreux.
L'épicemard : Qu'est ce tu veux, les larbins, faut qui bouffent. L'épicier : Que voulez-vous, mes enfants doivent manger aussi.

La cigale buveuse et la fourmi pas prêteuse

La cigale ayant fumé tout l'été

Se trouva sans bière pour la saison nouvelle.

Elle alla voir la fourmi , son ennemie.

"Hé p'tite fourmi , donne-moi un petit peu de bière , s'il te plaît.

-Non , il ne me plaît pas , donc je ne t'en donnerai pas.

-Mais!P'tite fourmi , tu sais que je t'adore au moins?

-C'est c'la oui!Se dit-elle .Oui oui , je le sais!

-Alors s'il te plaît , donne-moi un petit peu de bière."

Mais la fourmi lui ferma la porte au nez.

Durant l'automne , la cigale mangea des feuilles mortes Jusqu'à ce que mort s'en suive ,

Mais elle mourut heureuse

Car elle mourut avec une bouteille de bière vide à la main.

ACCOMMODER QUELQU'UN À LA SAUCE PIQUANTE

v.a.

Se moquer de lui, - et même se livrer sur sa personne à des voies de fait désagréables.

du Dictionnaire de la langue verte d'Alfred DELVAU (1883).

ACCOMMODER QUELQU'UN AU BEURRE NOIR

v.a.

Lui pocher les yeux à coups de poing.

du Dictionnaire de la langue verte d'Alfred DELVAU (1883).

AFFALER SON GRELOT

Se taire.

Dans le peuple, on dit d'une femme bavarde qu'elle est un moulin à paroles.

Quand elle bavarde trop bruyamment, on lui conseille de mettre du papier dans sa sonnette.

L'image est fort juste, la sonnette ne tinte plus.

Argot du peuple. N.
De "L'Argot fin de siècle" de Charles VIRMAÎTRE (1894).

AFFOURCHÉE SUR SES ANCRES

Fille publique qui renâcle sur le turbin pour faire tortorer son souteneur.

Cette expression ancienne est fréquemment employée, car l'image est frappante.

Affourchée, immobile comme le vaisseau amarré dans le port.

Sur ses ancres, sur ses jambes. La fille ne trimarde pas.

Argot des souteneurs
De "L'Argot fin de siècle" de Charles VIRMAÎTRE (1894).

la cégal i la formi

J'i couni oun cégal que tojor i rigol'

i danse, i rire,i fir la folle.. i rigol' com une folle tout li temps qui fi chaud...

Mââ voilà qui fi froid...

Por plérer t'y en a l'droit, mâa t'as rien por bofer...Bessif, ti va crivi..!

i marcher por la route, i rencontre oun formi qui portait bon cass'croute...

i s'arrete i li dit..

- " Ya m'dam la formi...Ti pourais pas m'preter l'couscouss..?..jisqu'à qui l'herb' i pouss ..?"

La formi, kif kif yudi, elle i dit :

- "Qu'i s t'y faire quand li froid y en a pas ..?"

- " li jor ji chantir..por plisir...!...La nouit, j'iti dormir ...!"

- " ..Ti dansir mitinant "..!!

Moratliti : Li juifs y sav'pas c'qui ci qu'la misique...Meilleurs les bons duros quand y a bon magasin, que tam-tam magnifique i l'emmerd' les voisins !!!

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Texte de Jeannot l'Arsouille du 1er Avril 2006 sur le CPE contrat premier embauche


Que de foin avec le contrat première embauche !
Ils nous bouffent les couilles les jeunes avec leurs conneries.
Pourquoi tant de falbala ?
Pourquoi emmerder ceux qui ni sont pour rien en bloquant écoles voitures et trains ?
Y zont rien compris les jeunes et ceux qui les "conseillent".

Un taulier, c' qui veut, c'est que ça turbine dans sa boutique.
Y veut pas des pingouins qui glandouillent.

Alors ya deux choix pour le singe :
- soit il peut gérer le perso comme il veut;
- soit il peut pas.

Y a pas à partir dans des explications métaphysico-politico-c'que tu veux ... , c'est comme çà.

Et si le singe y peut pas faire c'qui veut en France, et bien :
- soit il embauche pas et tant pis pour les gens qui cherchent du taf, ils continuent à en chercher;
- soit, il prend sa valise bourrée de biftons , et monte sa boite ailleurs, ou on va pas le faire chier.

Alors quand je vois des boutonneux distribuer leurs papelards en t'expliquant avec le sourire et leurs idéos plein la cafetière, que c'est un peu pour ton bien aussi qu'ils t'emmerdent, çà me donne de l'urticaire.
Tu comprends ?

Je m'attend pas à c'que tu placardes ma jactance sur ton site, mais ce serait bien si tu es un chouille démocrate.


Bravo tout de même pour ton taf sur l'argot et ton web.
J'aime bien.

Jeannot l'Arsouille

La cigale et la fourmi

La cigale allait tout l'été

En discothèque à Panamé.

La fourmi, elle,travaillée

Et triompher de ses grains de blé

Les feuille tombèrent

La cigale fit l'inventaire:rien

Elle alla chez la Fourmis la radine

Lui demandant un petiti rien

Histoire de surmonter son chagrin

La fourmi lui dit :

"Que vous a rapporté votre danse à Panamé?

-J'ai eu gloire et de qoi boire !

-Parfais et bien buvez maintenan!!!!!" 

le corbac et le futé

Souvenirs d'une version souvent récitée par un copain de mon frère !! Maitre corbac sur un touffu planqué tenait dans sa gueule un coulant.

Maitre futé par l'odeur dégouté lui tint à peu près se boniment: 

Et salut maitre corbac que vous êtes chier que vous êtes un sacré crac,

sans baver si tu déconnes aussi bien qu't'es fringué t'es l'caïd des mec du quartier!

A ces bobards le corbac ne se sent plus pisser et pour montrer son beau dentier il ouvre une grande gueule et paume le frometon.

Le futé le ramasse en disant:

Et mequeton faut se mefier des grands durs au fesses molles qui vous lancent à la gueule des bobards à la gomme!

Le corbac jura un peu tard qu'on ne le baiserai plus!

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